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Défi 3 fois forgé 2ème édition  0

Défi 3 fois forgé 2ème édition, la conception de jeux de rôle à plusieurs

Le défi 3 fois forgé est un concours de création de Jeux de rôle ayant pour originalité de fonctionner comme un cadavre exquis : les participants continuent l’oeuvre initiée par un autre concurrent.

 

PtgPtb nous gratifie une nouvelle fois d’une belle initiative de conception

 

Je me permets de vanter ce concours initié par l’excellent site Place to go, Place to be pour deux raisons. Premièrement, c’est vachement bien, deuxièmement, j’ai le privilège de faire partie du jury qui doit départager les finalistes. J’en suis fier mais je sens déjà le poids des responsabilités peser sur mes épaules. Je vois là l’occasion d’être confronté à des auteurs et des concepts de jeux innovants.

 

Plutôt que de longs discours, je vous invite instamment à aller lire la présentation de l’édition 2017 mais également à vous intéresser aux 13 jeux créés pour l’édition 2016.

Bonne lecture et bon amusement !

La Saltarelle n°10  0

La Saltarelle n°10 est sortie !
 
Le voilà enfin, le numéro 10, avec presque un mois de retard par rapport à nos prévisions.
Au sommaire : une longue fiction interactive et l’interview de son auteur, la chronique des campagnes de financement des Donj’ français, un regard sur la pratique du JDR à l’école, un JDR en une page (un recto-verso pour les chipoteurs) ainsi que les chroniques désormais habituelles.
Vous trouverez le numéro en téléchargement sur notre site remis à jour il y a peu. N’hésitez pas à venir nous rendre visite !

Les Derniers, premières démos  21

Les Derniers, premières démos

 

Premières démonstrations pour le jeu de rôle « Les Derniers » au festival Ludinord le samedi 19 et le dimanche 20 mars. Le jeu est encore en cours de création mais l’initiateur du projet, Sébastien Lamblin, sera présent pour quelques parties de présentation.

Jeu en chantier

Sébastien Lamblin, Jean-Marc Choserot et moi-même travaillons depuis quelques mois sur le projet de JdR intitulé « Les Derniers ». Sébastien se charge essentiellement des illustrations, Jean-Marc et moi de la rédaction. Quant aux idées, elles viennent de nos collégiales cogitations.

 

Plutôt qu’un long discours, voici le texte d’introduction :

 

Dans la première moitié du 21ème siècle, suite aux velléités nationalistes et aux dérives extrémistes de tous bords, l’échiquier géopolitique fut largement bouleversé et les cartes redistribuées… L’Europe chut et se morcela, la Russie renouvela ses rêves d’empire, les États-Unis se replièrent sur eux-mêmes, prêts à une nouvelle guerre froide ; le champ était libre pour de jeunes nations velléitaires et expansionnistes… L’état du monde devint le terreau idéal pour la guerre, la dernière de toutes.

Il n’y a plus de certitude sur qui a déclenché les hostilités, ni pour quelles raisons. La seule chose certaine, c’est que vers 2050, quelques heures seulement avant d’être rasée de la face du monde, Paris mit à exécution le plan d’urgence qu’elle préparait depuis quelques années : environ 150 000 personnes triées sur le volet furent mises à l’abri dans le métro parisien transformé en bunker hermétique et purent ainsi survivre à l’holocauste nucléaire et à la fin du monde.

Maintenant, en 2173, vous êtes les descendants de ces hommes et femmes, les seuls humains restants sur terre – ou plutôt sous terre – vous êtes ... les Derniers.

 

Dans les mois à venir, je me ferai un plaisir de distiller quelques informations sur le projet.

N’hésitez pas à aller sur le site dédié au jeu pour profiter des illustrations de Sébastien et avoir de plus amples renseignements…

J’entends déjà les cris des plus curieux, qui ont déjà croisé les informations du site et celles que je viens de donner. « Mais vous ne dites pas la même chose ! Vous vous contredisez !! ». Ahh, pauvres survivants, après plusieurs décennies sous terre, vous croyez connaître la vérité ? A force de vivre dans la noirceur des galeries, vous finissez par voir de mystérieuses choses. Des fantômes ? Des monstres ? Vos propres ombres ?

Ludinord 2016 Affiche de Sébastien Lamblin, initiateur du projet "Les Derniers"
Ludinord 2016
Affiche de Sébastien Lamblin, initiateur du projet « Les Derniers »

Allez à Ludinord !

Sébastien sera à la convention Ludinord les samedi 19 et dimanche 20 mars où il fera quelques parties d’initiation et présentera sans doute quelques unes de ses excellentes illustrations.

L’univers et les règles sont loin d’être aboutis mais la tentation était grande pour nous de sonder le public avec ce que nous avions déjà produit. Nous ne manquerons pas de tenir compte des remarques des testeurs pour peaufiner notre œuvre – n’ayons pas peur des grands mots ! –.

Le grandeur nature au service du jeu de rôle sur table ! One more time !  2

Le grandeur nature au service du jeu de rôle sur table ! One more time !

Comme l’an dernier, j’ai participé à un GN organisé par mes amis de l’association Alter Ego. Une fois de plus, ce fut un immense plaisir et une expérience qui m’a  amené à réfléchir à la pratique du jeu de rôle sur table.

Je ne reviendrai pas sur les qualités d’Alter Ego et de ses organisateurs, je me suis déjà épanché sur le sujet dans l’article de l’an passé – voir l’article Le Grandeur Nature au service du jeu de rôle sur table ! – et, à force, leur modestie risquerait d’en prendre un coup.

Tout d’abord, de petites précisions : n’ayant pas d’autre expérience que celle proposée par Alter Ego, je ne saurais dire si les autres organisations de GN exercent leur pratique à l’identique et conséquemment, mes élucubrations rôlistiques seraient peut-être différentes après avoir joué avec d’autres. Il en est de même pour le jeu sur table. Nous avons tous notre vision du JdR et j’imagine que les réflexions qui vont suivre n’intéresseront pas tous les rôlistes, voire en feront grimper certains aux rideaux. Ma pratique est de moins en moins simulationniste, m’orientant plutôt vers un jeu plus fluide et plus narratif.

  • Règles minimalistes

Le GN a des règles souvent très simples mais suffisantes pour ne pas ralentir le jeu, et discrètes au point qu’elles deviennent invisibles aux mains de joueurs expérimentés – et de bonne volonté ! –.

Même postulat autour d’une table. Une règle simple est rapidement apprise, elle évite les discussions oiseuses du type « Pour tirer à l’arc, je me mets à genou pour avoir le bonus de +3.5% mais quel est la force du vent parce que j’ai un arc customisé qui ne m’apporte un bonus que par calme plat ? » S’en suit une réponse tout aussi oiseuse de la part du MJ, plus une éventuelle consultation des règles dans un manuel de plusieurs centaines de pages. Le détail c’est bien mais il ne doit pas prendre le pas sur le plaisir de jouer… Un rôle, parce que nous sommes bien là pour cela. Si l’on veut des règles pointues, autant faire des jeux de plateau ou des wargames. De toute façon, à un moment ou un autre, joueurs et MJ seront confrontés à un problème qui n’est pas dans les règles et qu’il faudra interpréter en fonction du bon sens – où de l’arbitraire du MJ, ça arrive des fois…–.

Pour que des règles simples restent discrètes et ne tombent pas dans des interprétations absurdes, il faut des joueurs qui veulent bien se prêter à cet exercice, je veux dire par là des joueurs qui privilégient le bon sens, le goût du jeu, qui savent faire abstraction des lacunes de la règle, qui évitent de parler chiffres et jouent leur rôle à fond. Pareil pour le MJ.

Pour illustrer mon propos, je me permets une anecdote tirée de mon dernier GN :

Je jouais un médecin, d’autres joueurs plus expérimentés que moi aussi – Petit clin d’œil aux deux médecins Faiseurs, qui m’ont époustouflé par leur gameplay de qualité –. Nous voilà confrontés à des blessés. L’un d’eux hurlait, paniqué, qu’il craignait d’être empoisonné, un autre, qu’il allait mourir se vidant de son sang, bref, il nous fallait agir. Mon premier réflexe, en joueur habitué à une table de jeu, a été de chercher un organisateur – sur table, on dirait « demander au MJ » – pour le questionner sur la nature des blessures, savoir s’ils étaient empoisonnés ou non, etc. Les deux autres médecins ne se sont pas posés ce genre de question hors jeu, ils ont tenu leur rôle de médecin. Ils ont simulé des soins, prenant du temps, interprétant les informations données par les blessés et leur donnant les réponses qu’ils estimaient correctes. Après tout, qui leur aurait reproché de jouer avec talent ? Si cela avait eu une importance primordiale, un organisateur aurait été là et aurait corrigé leurs interprétations ?

Je crois qu’on peut faire de même autour d’une table. Le MJ peut se contenter d’intervenir uniquement si l’action proposée par les joueurs lui semble irréalisable. Quel intérêt pour l’histoire d’ergoter pour +2% par-ci ou -3% par là ? Si le joueur est raisonnable, connaît bien son personnage et veut participer à l’intrigue, il ira sans doute lui-même se mettre des difficultés : « J’arrive à te maintenir en vie pour l’instant mais il faut que l’on trouve un hôpital d’ici 2 heures. En prenant le tout-terrain de Bob et en passant par la zone contaminée, c’est jouable. » C’est quand même plus sympa qu’un « Jet raté, il ne récupère pas ses PV. » Non ?!

La barrière entre le jeu de rôle grandeur nature et le jeu de rôle sur table existe mais on peut passer de l'un à l'autre sans trop d'effort.
La barrière entre le jeu de rôle grandeur nature et le jeu de rôle sur table existe mais on peut passer de l’un à l’autre sans trop d’effort.
  • Investissement mutuel

L’exemple du chapitre précédent illustre aussi l’intérêt du rôle, pas la feuille de personnage, non, le rôle. Qui suis-je. Qu’est-ce qui me motive. Comment je me comporte. Pas besoin d’écrire 20 pages de background mais avoir suffisamment d’éléments pour apprécier le personnage, avoir envie de se l’approprier et de s’investir dans son histoire. Aller plus loin que simplement subir ce qui se passe. Pour cela il faut un investissement dans le personnage de la part du joueur mais aussi du MJ.

En GN, les organisateurs connaissent autant, voire mieux le personnage que le joueur – surtout les secrets que le joueur ignore évidemment –. Pareil en JdR papier. Un MJ qui peut ressortir une histoire tordue du passé ou qui met en valeur un trait de caractère d’un PJ, cela fait toujours plaisir au joueur mais cela nourrit l’histoire, la rend plus crédible, fournit matière à rebondissement.

En résumé, le MJ ne doit pas se focaliser sur son scénario ou sur les règles mais aussi sur les personnages. Et si les joueurs s’impliquent dans leurs personnages, on peut générer de passionnantes histoires.

Devinette : où cette scène a t-elle été photographiée ? A- Au cirque Pinder B- A un festival rock C- Au GN d'Alter Ego "Gazoil maudit" en 2015
Devinette : où cette scène a t-elle été photographiée ?
A- Au cirque Pinder
B- A un festival rock
C- Au GN d’Alter Ego « Gazoil maudit » en 2015
  • Effet entonnoir

C’est la remarque d’un organisateur du GN qui m’a amené à écrire ce chapitre : « Vu que tu ne sais pas ce que feront tes joueurs, tu multiplies les options pour atteindre un objectif. Ca n’est pas bon de ne laisser qu’une possibilité, tu risques d’avoir un blocage. Soit parce que les joueurs n’y pensent pas ou ne veulent pas le faire, soit parce que le PNJ – ou PJ – important se fait tuer ». C’est ce que j’appelle l’effet entonnoir.

Mettez un caillou dans l’entonnoir et plus rien ne coule.

C’est un effet pervers, en tant que MJ, d’imaginer que les joueurs vont faire une action bien précise, celle qui fera avancer le scénario. Le point de passage OBLIGATOIRE. C’est facile, linéaire et… très dangereux ! L’écriture détaillée d’un scénario s’avèrant quasiment impossible, il vaut donc mieux lister les pistes possibles. Se contenter de les décrire sommairement mais s’assurer qu’il y en ait plusieurs pour éviter l’effet entonnoir. En plus, il y a de grandes chances que vos joueurs fassent un truc pas prévu, donc rien ne sert de trop détailler mais mieux vaut préparer de multiples bases pour improviser.

En plus de m’avoir bien amusé, ce GN m’aura apporté quelques idées qui, je l’espère, pourront vous aider. Reste à tenter de mettre tout cela en pratique. Vos retours d’expériences sont toujours les bienvenus !

La Saltarelle, one more time !  0

La Saltarelle, one more time !

Comme je m’y suis bien plu, je suis resté à bord de La Saltarelle pour une nouvelle traversée.

J’ai donc signé un deuxième article pour le numéro 8 de ce sympathique E-zine qu’est La Saltarelle : un scénario générique à la musicalité punk. N’hésitez pas à venir rencontrer l’équipage du navire et ses articles, toujours éclectiques et de qualité, même si ce numéro est un peu plus porté sur le JdR que les autres. Ca n’est pas moi qui m’en plaindrait !

C’est là : http://saltarelle.jimdo.com/e-zine-la-saltarelle/saltarelle-8/

Le numéro est encore tout chaud, couvert du sable des plages et de l’humidité salée de l’océan.

Saltarelle 8

 

 

Le JdR pour les nuls  0

Le jeu de rôle pour les nuls

En écrivant le dernier article – tuto débutants-1 : être maître de jeu -, je n’imaginais pas qu’il aurait autant de succès… et je ne pensais pas que d’autres avaient déjà pensé à faire un blog sur l’art de débuter en jeu de rôle – on parle bien de JdR sur table pour l’occasion -.

Hé oui ! Carrément un blog ! Et c’est bien conçu.

Plutôt que de faire une publicité dithyrambique, je vous invite donc à aller voir « Le JdR pour les nuls« . Même les anciens y trouveront des conseils et des points de vue qu’il est toujours bon de se remémorer pour raviver l’âme de rôliste qui nous anime.

J’en profite pour vous convier à aller visiter les liens de ma liste « Les idées des autres » – oui, là, à droite, voiiilà, vous y êtes -, vous y trouverez des gens sympathiques avec plein d’idées et l’envie de faire vivre l’univers du jeu de rôle.

Et encore merci à tous les visiteurs !

Thy.

Le JdR pour les nuls. Photo d'Arthur Mebius (http://www.arthurmebius.com/#/info)
Scène typique : joueurs attendant leur MJ.
Photo d’Arthur Mebius (http://www.arthurmebius.com/#/info)